14.01.2008
Comment les riches détruisent la planète (de Hervé Kempf)

Ce livre se distingue de la grande majorité des autres ouvrages consacrés à la crise écologique par sa prise en compte des liens entre crise sociale et écologique. Hervé Kempf (journaliste au Monde, donc pas, a priori, un ultra gauchiste!) y montre comment les classes "supérieures" planétaire, par leur comportement et leur contrôle sur les pouvoirs économiques, médiatiques et politiques, sont responsables de la crise écologique.
Ce n'est qu'après quelques chapitres sur le constat et les conséquences de la crise écologique et climatique que Comment les riches détruisent la planète livre tout son intérêt. S'appuyant sur les théories de Thorstein Veblen, Hervé Kempf montre que "les riches", ceux qui sont au sommet de la pyramide, ont une grande influence sur les comportements de toutes les classes "inférieures" car chaque classe cherche à imiter le style de vie de la classe qui se trouve juste au dessus dans la pyramide. De plus, par leur contrôle sur les pouvoirs économiques, médiatiques et politiques, ce sont ces classes "supérieures" qui bloquent les leviers existants et empéchent les réformes. En effet, leur enrichissement dépend directement de l'exploitation des ressources qui provoque les dégats que l'on connaît sur l'environnement.
Un livre indispensable qui montre que crise sociale et crise écologique sont fortement liées et que ce n'est pas avec des mesurettes qu'on redressera la barre : résoudre cette crise nécessite un nouveau paradigme politique, dans lequel chaque décision doit être prise par rapport son impact sur l'environnement.
14:04 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lectures, Hervé Kempf, Comment les riches détruisent la planète, écologie, social, crise
06.11.2007
Une France qui grogne, une France aveugle, SuperSarko, le PS piégé...
Une France qui grogne

Novembre sera chaud ! et ce n'est pas dû uniquement au réchauffement climatique ! Jugez plutôt : on commence le mois par le mouvement social chez les pêcheurs qui ne supportent plus de partir en mer à perte. Mais, ce mois-ci, le gouvernement devra aussi faire face aux mouvements sociaux dans la fonction publique le 20 novembre, la suite de la grève dans les transports pour la défense des régimes spéciaux et les Universités qui se sentent flouées par une loi d'autonomie presque votée dans le dos des étudiants et des universitaires (en août !!!), loi qui cache mal une volonté de mettre en concurrence les Universités entre elles et de faire entrer les financements privés par la grande porte.
Mais bon, comme on dit là haut : "ce n'est pas la rue qui gouverne !"
Une France aveugle
Hier, un sondage nous apprenait que 55% des français seraient prêts à voter Sarkozy si l'élection avait lieu aujourd'hui. Je dois dire que j'ai mis un peu de temps à m'en remettre... Après tout, c'est peut-être moi qui suis aveugle et qui refuse de voir la vérité en face...
SuperSarko
C'est peut-être parce que notre Président adoré est presque doté d'ubiquité que les français l'aiment tant... hier au Tchad, aujourd'hui à la fois en Bretagne et aux Etats-Unis... il double tout ses ministres (je pense d'ailleurs qu'on assiste actuellement à un glissement sémantique du terme). Il paraît que maintenant on l'appele Zorro... Moi qui trouvait que le bougisme sarkozyste s'était atténué et qu'il s'essouflait depuis quelques temps, je dois dire que j'en ai pour mon argent !
Le PS piégé
Non content, de jouer les héros et d'être partout à la fois, notre Président a une occupation à ses heures perdues (quoique c'est peut-être plutôt le contraire...) : détruire toute opposition.
Après avoir fait mal au FN pendant la campagne, après l' """ouverture""" qui a fait mal non seulement au PS mais aussi (et surtout je pense) à Bayrou qui aura bien du mal à se positionner comme celui qui va faire gouverner tout le monde main dans la main en 2012, après la réussite MEDIATIQUE du Grenelle de l'environnement qui enterre un peu plus les écologistes, voici le traité européen simplifié. Le PS est pris au piège et ses vieux démons refont surface à quelques mois des municipales... Le PS est tiraillé entre ceux qui ne supportent pas le formidable déni démocratique que représente le fait de faire passer ce texte devant le parlement alors que "seul le peuple peut refaire ce que le peuple a défait" et ceux qui ont la conviction que l'Europe doit redémarrer, presque à n'importe quel prix...
09:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, PS, France, social



