18.11.2007
"Pris en otage"
C'est une des expressions les plus à la mode en ce moment ! les braves salariés seraient "pris en otage" par les fonctionnaires privilégiés ! tous les jours, dans tous les JT, tous les journaux, on nous rabache avec cette expression...
Ma conviction, c'est que lorsqu'ont matraque les mots à ce point, on les vide de leur sens...peut-on comparer la gène occasionnée par les grèves dans les transports à une "vraie" prise d'otage ? Peut-on comparer le fait de mettre deux fois (ou trois fois) plus de temps pour aller bosser à un enfermement pendant des mois, parfois des années, à ne pas savoir ce qu'il va advenir de nous, à n'avoir aucune nouvelle de nos proches, dans des pays où justice et démocratie n'ont pas le même sens qu'en France ? La réponse est très simple : non !
Alors que ces râleurs, ces "usagers", ces "victimes" arrêtent un peu de se regarder le nombril et fassent un peu attention aux mots qu'ils utilisent. Faisons attention, les mots employés ont souvent une très grande importance.
Et comme dit la ministre la plus drôle du moment : "Prenez le vélo !"
19:01 Publié dans Sémantique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grèves, usagers, transports, pris en otage, sémantique, politique




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